collection photo : Rivages Électriques #Sète Photo numérique et argentique - 2018/2025
Vague à l’âme ou blues, «RIVAGES ÉLECTRIQUES» est une vision nostalgique de la Sète de mon enfance et en particulier de La Pointe Courte.
Niché en contrebas d’un échangeur, entre terre et mer, au bord de l’étang de Thau,
ce quartier est longtemps resté hors du temps, comme suspendu à un rêve, un mirage d’enfance Sétoise.
Un jour l’autorisation de monter un étage a été accordée.
Plus tard, il n’a pas résisté à la voracité du tourisme de masse.
Les séries TV, la flambée de l’immobilier ont attisé la convoitise et l’objet du désir, la carte postale s’efface peu à peu,
laissant la place aux valises à roulettes et aux digicodes devant les portes des logements de location saisonnière.
- Maintenant, on ne peut plus faire des grillades à même le sol devant les maisons comme avant.
Et on nous demande de ne plus nous étaler sur la route,
les parisiens ils ont peur pour leurs gros 4x4 que ça les rayent.
- Et qui leur à vendu aux parisiens?
- Ben, les Pointus
- Voilà, maintenant il faut partager avec les Parisiens, c’est la vie....
"Sète la singulière, fiévreuse enchanteresse, tu t’agites en vagues argentées, mettant au diapason les souvenirs effervesnouscents qui résonnent en nous.
Marqués de ton empreinte mélancolique, les familiers rivages aux nouveaux visages viennent hanter le rythme éternel des vagues,
teintant nos cœurs de bleu, explorant nos sens exacerbés par l’étrange qui gronde telle une curieuse mécanique au coeur de l’éternité".
Photographies réunies en collection avec un traitement particulier de l’image qui lui confère un lien esthétique et symbolique.
Une sous exposition, surtout du ciel, une simulation de virage bleuté, clin d’œil à la technique cinéma de la nuit Américaine, procédés qui m'ont inspirée afin de faire passer le message d’un monde en voie de disparition :
Mes chers aimés, grands parents, père, amis, votre absence a modifié ma vision de cette ville si chère à mon cœur.
Maintenant, certains paysages disparaissent à leur tour.
Plus rien n'est et ne sera plus jamais comme avant.
La Sète de mon enfance s’efface peu à peu dans une nuit bleutée, pourtant ce n’est ni un rêve ni du cinéma.
Mais, c’est la vie comme le disent les Pointus.
Retour à l'index du portfolio photo
